Les scientifiques cherchent depuis longtemps des façons de mieux comprendre certaines maladies dégénératives afin de trouver de nouvelles méthodes de traitement. Pour y réussir, des chercheurs des universités de Newcastel, d'Edimbourg ainsi que du King's College de Londres ont demandé l'autorisation d'utiliser des cellules souches prélevées sur des embryons hybrides animal/humain.
1. Feu vert pour les embryons hybrides en Grande-Bretagne
Mercredi 5 septembre, les autorités britanniques ont donné leur accord de principe à la gréation très controversée d'embryons hybrides homme-animal. Cela afin de faire avancer la recherche sur les affection dégénératives (Parkinson, Alzheimer...), tout en palliant le manque d'ovocytes humains destinés au clonage d'embryons à des fins thérapeutiques (ces oeufs proviennent des ceux non utiisés pour la procréation médicalement assistée).
La HFEA (Human Fertilisation and Embryology Authority) a seulement autorisé les embryons hybrides cytoplasmiques, où "cybrides", dont le matériel génétique est à 99,9% humain et à 0,1% animal.
2. Obtention des embryons hybrides
Ce transfert nucléaire permettrait de faire des embryons dont 99,9% du patrimoine génétique serait humain. Il ne resterait de la vache que l'ADN des mitochondries, qui produisent l'énergie des cellules.
La cellule initiale serait alors stimulée pour se diviser et produire un embryons primitif appelé blastocyte. Cet embryon est bourré de cellules souches embryonnaires.
La cellule initiale serait alors stimulée pour se diviser et produire un embryons primitif appelé blastocyte. Cet embryon est bourré de cellules souches embryonnaires.
L'objectif est d'obtenir des cellules souches porteuse d'un patrimoine génétique particulier (maladie génétique par exemple) pour les besoins de la recherche biomédicale.
Soulignons que cela fait appel à la délicate technique du clonage par tranfert de noyau qui a jusqu'à présent échoué chez l'Homme.
Notons que les embryons hybrides ne devront pas se développer au-delà de 14 jours et qu'ils seront détruit au bout de ce délai ; il n'est pas question de les utiliser à d'autres fins que la recherche expérimentale pure.
Notons que les embryons hybrides ne devront pas se développer au-delà de 14 jours et qu'ils seront détruit au bout de ce délai ; il n'est pas question de les utiliser à d'autres fins que la recherche expérimentale pure.
Quant à la création d'une véritable chimère homme-animal, elle n'est pas sollicitée par les scientifique et demeure interdite.
3. Et l'éthique ??
Ces projets déclenchent une bronca éthique de grande envergure ; pour C. MacKella, du Conseil Ecossais de Bioéthique, "cette recherche risque de miner la distinction entre les espèces animales et humaine".
Ceci a également suscité une vive réaction du Vatican. Mgr Elio Sgreccia, président de l'Académie pontificale pour la vie, l'a qualifiée "d'acte monstrueux dirigé contre la dignité humaine", estimant qu'il est "nécessaire que la communauté scientifique se mobilise le plus rapidement possible. Nous pensons que le gouvernement britannique a cédé face aux requêtes, certainement immorales, d'un groupe de scientifiques".
Ceci a également suscité une vive réaction du Vatican. Mgr Elio Sgreccia, président de l'Académie pontificale pour la vie, l'a qualifiée "d'acte monstrueux dirigé contre la dignité humaine", estimant qu'il est "nécessaire que la communauté scientifique se mobilise le plus rapidement possible. Nous pensons que le gouvernement britannique a cédé face aux requêtes, certainement immorales, d'un groupe de scientifiques".
Le Dr Lyle Armstrong, chercheur à l'université de Newcastel s'est voulu rassurant : "il n'est pas dans notre intention de donner naissance à un quelconque hybride bizarre entre l'Homme et la vache. Nous voulons utiliser ces cellules afin de mieux comprendre les cellules souches".
Quelques sites intéressant :
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire