C'est en temps que passionnée par les sciences (et particulièrement la biologie) que je créée ce blog d'actualité des sciences. Je vais essayer de varier autant que possible les thèmes et sujets dans les domaines des sciences de la Vie, de la Terre et de l'Univers.
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mercredi 4 juin 2008

de l'info en vrac

Le feu sous la glace
En Antarctique, le retrait des glaces est plus rapide dans certaines régions que dans d'autres. C'est notamment le cas de l'ouest du continent. En survolant la zone, Hugh Corr et David Vaughan, du British Antarctic Survey, à Cambridge, ont découvert une explication à ce phénomène. A l'aide d'un avion équipé d'un radar, ils ont repéré dans la glace de l'île Pine, une couche qui renvoyait fortement les ondes. Il s'agirait de téphras, des matériaux éjectés par un volcan. L'éruption, la plus important de ces 10 000 dernières années, aurait eu lieu vers 325 avant notre ère. La date a été déterminée grêce ) un modèle d'accumulation de la neige.
Les glaciologues pensaient que la fontes des glaces dépendait surtout de la chaleur des eaux océaniques environnantes. Ces résultats montrent que désormais, un volcanisme est à prendre en compte. En effet, le volcanisme est actif sous l'Antarctique : le mont Erebus, dans la mer de Ross, est en activité depuis 1972.
Reste à déterminer dans quelle mesure ce volcanisme précipite la fonte des glace...

Asthme : trop de mitochondries
L'asthme est une inflammation chronique des voise aériennes qui entraîne une obstruction des bronches. L'équipe de Patrick Berger, à l'Université de Bordeaux 2, vient de découvrir que cette pathologie s'accompagne d'une augmentation de la quantité de mitochondries, les usines énergétiques des cellules. Cela engendre une prolifération excessive des cellules musculaires bronchiques, d'où résulte le remodelage des voies respiratoires.
On détient là une nouvelle piste pour lutter contre l'asthme : limiter la prolifération des mitochondries, ce qui pourrait se faire en freinant l'entrée du calcium dans les cellules.
Un essai clinique devrait débuter prochainement...

Mystère dans le manteau
Les manteaux terrestre est-il structuré en 2 couches bien séparées, comme le suggère l'imagerie sismique ?
Francis Albarède, de l'ENS de Lyon, pense que non. Le manteau est une couche rocheuse de 2 900 km d'épaisseur, comprise entre le noyau et la croûte terrstre. Les géochimistes distinguent le manteau supérieurd'où viendraient les basaltes du fond océanique et le manteau inférieur dont serait issus les basaltes des îles océaniques. Ces basaltes remonteraient directement du manteau inférieur et, en se déversant en surface à l'aplomb des points chauds, constitueraient ces îles. Si les 2 couches du manteau ne communiquez pas, les caractéristiques géochimiques de ces 2 types de basaltes devraient être bien différentes.
Effectivement, les basaltes constituant la Réunion, Hawaï ou l'Islande contiennent plus d'hélium et de néons ricues en isotopes primordiaux que ceux du fond océanique, ce qui confirmerait une origine profonde de ces basaltes. Cependant, plusieurs observations contredisent cette idée. D'abord, les basaltes des îles océaniques sont pauvres en certains éléments caractéristiques du matériau terrestre primitif (différents de l'hélium et du néon). Or si ce matériaux provient d'un manteau inférieur isolé depuis la naissance de la Terre, le magma qui produit les îles devrait, au contraire, être riche en ces éléments. Ensuite, le basaltes hawaiien contiens beaucoup d'oxygène 18, ce qui indique qu'il a subi une maturation nécessitant un séjour dans le manteau supérieur, non loin de la surface. Enfin, on décèle même des traces de sédiments océaniques dans les basaltes insulaires, qui ne sauraient provenir des profondeurs !
Pour lever ces contradictions, F. Albarède propose que, tôt dans l'histoire de la Terre, les gaz primordiaux ont été piègés dans les roches réservoirs poreuses, particulièrement solides, stables et réfractaires. Tout liquide magmatique venant à leur contact se serait chargé en gaz à isotopes primordiaux. Ce ne serait plus l'origine du magma, mais le chemin qu'il a parcouru qui expliquerait sa composition. Dès lors, nul besoin de supposer un compartimentage du manteau : des mouvements de convection dans toute la masse mantellique expliquerait la composition des divers basaltes.

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